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En mer, moussaillons !

Visite d’une forteresse en Baie de Morlaix

Pour cette rencontre entre pros du patrimoine en Bretagne, nous avons été accueillis par la CCI de Morlaix au Château du Taureau, dont elle est en charge de la gestion. C’est Guillaume Lécuillier, du Service de l’Inventaire du Patrimoine de la Région Bretagne qui nous a dispensé la visite. Une visite des plus passionnantes : il faut dire que notre guide du jour connait bien l’édifice pour lui avoir consacré plusieurs ouvrages très bien documentés.
Les moussaillons du Réseau qui étaient présents n’ont pas eu froid aux yeux pour braver la météo. Il en faut un peu plus à des professionnels chevronnés du patrimoine ! La mer était d’huile, ce qui a tout de même participé au confort des voyageurs.

Découverte de la réhabilitation remarquable de la salle du Kelenn à Carantec


À midi, pique-nique dans l’exceptionnelle salle du Kelenn, ouverte spécialement pour nous par la Ville de Carantec. Construite dans les années 70, elle avait été mise de côté et petit à petit abandonnée, avant d’être confiée à l’architecte Jean-François Madec qui lui a redonné vie avec beaucoup de talent, en apportant à sa réflexion une dimension contemporaine intéressante qui joue sur la verticalité des lignes et la lumière. Il a également imaginé de gigantesques portes qui apportent un peu de rondeur à l’ensemble et invitent qui le souhaite à entrer. La salle du Kelenn est un lieu de rencontre où chacun est libre de venir.


Cap sur le Musée Maritime de Carantec

À 14h, nous avons été accueillis au Musée maritime de Carantec, par le président de l’association, Jean-Pierre Daffniet pour une visite commentée et une découverte de ce nouvel espace, inauguré en juillet 2025, sur lequel Violaine Pierret a également travaillé.
Elle est en effet intervenue sur la colorimétrie, le design graphique et un apport complémentaire aux contenus de muséographie déjà existants.

Atelier « propriété intellectuelle »

La journée s’est achevée par une table ronde autour des questions des droits d’auteurs, animée par Laurence Bourel, avocate spécialisée (entre autre) en droit de la propriété intellectuelle. Elle nous a prodigué quelques précieux conseils.


Il faisait un temps épouvantable, comme en témoignent ces quelques photos, mais la météo n’a pas eu raison de notre bonne humeur !

Nous remercions:
Guillaume Lécuillier
Emilie Quéméneur et la CCI Finistère.
La Ville de Carantec
Le Musée maritime de Carantec
Laurence Bourel

Si comme nous, vous êtes entrepreneur dans le domaine du patrimoine, que vous êtes installé en Bretagne, rejoignez-nous !

Rencontre avec des médiateurs pas comme les autres

Embarquement immédiat à bord du Biche, dernier thonier-dundée de Groix.


Jeudi 26 mars, à Lorient, les membres du Réseau des professionnels du patrimoine breton ont plongé dans le quotidien des pêcheurs de thon et l’histoire de ce bateau emblématique.
Dans la cale : rencontre avec Marc Maussion, président de l’association Les Amis du Biche, engagée dans la préservation, la restauration et la transmission de ce patrimoine maritime exceptionnel.
Sur le pont : expérience sensorielle immersive avec Solène de Jacquelot, membre de notre réseau, pour découvrir le quotidien d’un pêcheur de thon en 1934. Au programme : essayage de vareuses, pesée de thon, découverte de l’odeur du rogue… – œufs de morue saumurés + de goudron utilisé pour étanchéifier la coque du bateau – et même dégustation de tabac à chiquer (restée sans volontaire !).

Solène de Jacquelot nous fait découvrir le dispositif de médiation qu’elle a mis en oeuvre.


Un moment riche en échanges, qui nous a permis d’explorer les spécificités du patrimoine maritime et la force de la médiation sensorielle dans sa transmission.
Un grand merci aux Amis du Biche et à tout l’équipage pour cette matinée ensoleillée  !

À l’abbaye de Saint-Maurice à Clohars-Carnoët

L’après-midi, Cécilia Beauclair, également membre de notre réseau, nous attendait accompagnée de Maël Garré (responsable du site) pour la découverte de l’abbaye Saint Maurice à Clohars-Carnoët. Maël nous a accompagné à la découverte de ce site exceptionnel, des vergers en terrasse à la salle capitulaire des anciens moines, en passant par le logis ou les anciens jardins du château. Nous avons même pu apercevoir un chantier récent de restauration de mur en pierre sèches. Puis Cécilia Beauclair, nous a présenté les deux dispositifs ludiques qu’elle a créés pour le site : en premier lieu, un jeu d’enquête pour les adolescents et adultes intitulé « Le dernier moine » qui plonge les joueurs dans 2h de jeu à travers diverses énigmes, puis une chasse au trésor pour les enfants intitulée « Le trésor botanique » qui propose une découverte ludique de la flore de Saint Maurice en 45 minutes. Nous avons eu la chance de profiter d’une météo exceptionnelle pour nourrir nos réflexions et nos pratiques.

Découverte de la maison Saint-Yves et de la Villa Rohannec’h à Saint-Brieuc

Article rédigé par Virginie Morgant-Le Diffon

Vendredi 14 novembre, les membres du Réseau des professionnels du patrimoine breton se sont retrouvés à Saint-Brieuc. Au programme de cette journée : la découverte de la maison Saint-Yves et de la Villa Rohannec’h.

La maison Saint-Yves, joyau de l’Art Déco en Bretagne

La maison Saint-Yves est la maison du diocèse de Saint-Brieuc. L’ancien Grand Séminaire, devenu maison du diocèse, a été entièrement rénové en 2017. Un réaménagement d’ampleur pour ce site désormais ouvert sur la ville et ses habitants. Nous avons été enchantés de découvrir ce lieu moderne, chaleureux et accueillant.

Première étape : découverte des archives diocésaines en compagnie de Maryline Ricaud, archiviste.
Composées des fonds des différents évêques, des registres des paroisses, des communautés religieuses et des prêtres, les archives renseignent sur la vie du diocèse du XIXe siècle à nos jours. On y trouve des documents liturgiques, mais aussi des archives liées à l’enseignement, aux œuvres, aux actions catholiques, aux mouvements, ainsi qu’à la vie culturelle, sociale ou encore agricole.

Seconde étape : découverte de la bibliothèque en compagnie de Maud Hamoury, bibliothécaire.
Les 350 m² de la bibliothèque actuelle réunissent les anciennes bibliothèques des professeurs et des élèves de l’ancien Grand Séminaire. Accessible à tous pour l’emprunt et la recherche, elle dispose d’un fonds contemporain, mais également d’un fonds ancien d’ouvrages du XVIe au XIXe siècle.
Nous avons eu la chance de pouvoir y consulter deux incunables (premiers livres imprimés avant 1500) ainsi qu’une Bible polyglotte de 1645.

Troisième étape : découverte de la chapelle Saint-Yves en compagnie de Jean-Yves Leray, guide bénévole.
La chapelle bénie en 1929 est dite « chapelle des Seiz Breur », bien qu’aucun artiste du mouvement créé par Jeanne Malivel n’y ait travaillé. Elle est un joyau de l’Art déco breton. Derrière sa structure en béton armé se cache un décor et une élévation saisissants. Ses murs, couverts de fresques aux couleurs chatoyantes, contrastent avec un sol de mosaïques noires et blanches d’Isidore Odorico. Les iconographies portent de nombreuses références religieuses : frise d’eau et poissons, évangélistes, apôtres, présence du paon symbolisant le renouveau…

En fin de visite, nous avons pu apprécier deux œuvres de Xavier de Langlais, peintre membre du mouvement des Seiz Breur : une peinture monumentale dans le cloître illustrant l’arrivée du moine Brieuc dans la baie au VIe siècle, et une fresque dans la crypte.

Visite de l’impressionnante villa Rohannec’h

Après le déjeuner, nous avons visité la Villa Rohannec’h. Cette propriété départementale, investie par des artistes dans le cadre de résidences, a fait l’objet d’un diagnostic réalisé par Ylex Architecture en 2024. Nous avons eu la chance d’être guidés par Valérie Lelliero, chargée de communication de l’agence, membre de notre réseau. Édifiée dans un cadre de verdure au début du XXe siècle par un armateur, la villa a bénéficié de travaux de sauvetage et d’entretien, mais son avenir reste à définir.

Sortie de réseau sur le chantier des fouilles de Saint-Frégant

Article rédigé par Virginie Morgant-Le Diffon


Le jeudi 18 septembre, les membres du réseau se sont réunis dans le nord du Finistère.
À Saint-Frégant, nous avons visité le chantier de fouilles de la villa gallo-romaine de Keradennec, guidés par Ronan Bourgault et Ninog Jaouen, responsables des fouilles.

Cette visite a été une totale découverte pour certains et une redécouverte pour d’autres. En effet, le réseau était déjà venu sur place il y a deux ans. La journée a donc été l’occasion, pour plusieurs d’entre nous, de constater l’avancée des fouilles et des études.

Édifiée à partir du Ier siècle et occupée jusqu’au haut Moyen Âge, la villa de Keradennec témoigne de l’influence romaine en Bretagne. Résidence aristocratique, exploitation agricole et centre artisanal frappant la monnaie, le site a connu plusieurs vies. Les fouilles ont révélé des thermes monumentaux, des espaces décorés d’enduits peints, ainsi que des ateliers, tels que celui consacré à la métallurgie.

Chaque mois de septembre, une équipe d’une vingtaine de personnes s’affaire à dégager la terre et à mettre au jour les vestiges de la villa, dont les dimensions semblent très importantes.

Parmi les évolutions notables, la cristallisation des maçonneries mises au jour permet aujourd’hui de stabiliser et de protéger les ruines tout en respectant leur authenticité. Ces travaux font partie du projet de restauration engagé par la commune de Saint-Frégant, propriétaire du site. Pour en assurer le financement, une campagne de collecte de dons, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, a été lancée.
👉 Pour soutenir le projet, il vous suffit de cliquer ici

Une conférence participative sur la santé mentale des indépendants

Après un repas partagé, nous avons assisté à une conférence sur la santé des entrepreneurs, un sujet essentiel pour nous tous, animée par Lydia Villefeu. Indépendants et petites entreprises composent notre réseau et exercent des métiers passionnants. Derrière cette passion se cachent des entrepreneurs qui vivent des moments de joie professionnelle, mais aussi des difficultés pouvant avoir une réelle incidence sur leur santé.

Isolement, fluctuations de la charge de travail, problématiques financières… nous sommes tous confrontés à ces réalités au cours de notre activité, à des degrés divers. Lydia nous a éclairés sur les signaux d’alerte et sensibilisés à l’importance de prendre soin de nous et de notre santé. Une belle occasion de partager nos expériences en toute humilité.

Assemblée générale au Pepac grand-Ouest

C’était, vendredi dernier, le temps de l’assemblée générale de l’association.
Nous étions accueillis par le PEPAC Grand Ouest (comprenez, le Pôle d’excellente du patrimoine, art et culture) à Quistinic, dans le Morbihan.
Nous avons pu rencontrer :
▪️ Magalie TROY, restauratrice, conservatrice de peinture, spécialisée dans l’art moderne. Elle nous a expliqué qu’on ne restaure pas un Tàpies comme on restaure un Van Eyck, que la peinture à l’huile et l’acrylique ne subissent pas les affres du temps de la même manière. Magalie travaille pour l’Unesco, la fondation Vasarely, restaure les plus beaux joyaux de la peinture moderne. On n’est pas peu fiers de l’avoir dans notre réseau.


▪️Agathe Briqué, doreuse ornemaniste, formée au château de Versailles, excusez du peu, nous a présenté les subtilités de son métier et son nuancier de feuilles d’or qu’on n’imaginait pas aussi fourni.


▪️Julie Beaume, restauratrice d’arts graphiques et reliure, nous a montré quelques pièces en restauration dans son atelier en ce moment : des gravures en mode « nettoyage », des livres anciens très abimés par des incidents domestiques (fuite d’eau par exemple) et elle nous a expliqué comment elle procède pour limiter la casse et sauver des manuscrits.


▪️Montaine BONGRAND, restauratrice textile, nous a présenté différents types de pièces sur lesquelles elle intervient : tapis et tapisserie, dentelle, tissage, laine, chanvre, lin, broderie, etc. Elle nous a expliqué l’exigence liée à son activité ; par exemple la recherche de couleur : avoir le fil de coton à la bonne couleur peut prendre jusqu’à trois jours d’essais en teinture.


▪️ Enfin, Maxime JAFFRE, ébéniste, nous a montré son univers et ses compétences. Il était en plein travail de restauration d’un magnifique bureau des années 50.